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Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois

 


Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal, où il partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre. Fils d'un pasteur danois et d'une exploitante de cinéma à Toulouse, Paul Hansen vivait déjà au Canada quand s'est produit le drame.

À l'époque des faits, Hansen est superintendant à L'Excelsior, une résidence où il trouve à employer ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu'il n’est pas occupé à venir en aide aux habitants de L'Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne.
Aux commandes de son avion, Winona l'emmène en plein ciel, au-dessus des nuages.
Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L'Excelsior, des conflits éclatent. Et l'inévitable se produit. Une église ensablée dans les dunes d'une plage, une mine d'amiante à ciel ouvert et les méandres d’un fleuve couleur argent, les ondes sonores d'un orgue ou les traînées de condensation d'un aéroplane composent les paysages de ce roman.

Grosse déception que ce roman que j'ai trouvé ennuyeux et sans relief.
Même si l'écriture est soignée et le style élégant, tout est prévisible et ces incessants allers-retours entre le présent en prison et le passé de la vie du narrateur finissent par lasser.
Tout au long du livre, on imagine qu'un ressort va apparaître et faire rebondir le récit. Attente vaine, il ne se passe rien.
J'ai lu jusqu'au bout pour comprendre ce qui avait fait basculer le destin de cet ancien concierge d'un immeuble huppé, mais l'épilogue ne m'a nullement surpris.
Je suis resté en dehors de cette intrigue un peu simple et qui m'a semblé artificielle.

Trois femmes puissantes de Marie NDiaye


Afficher l'image d'origineTrois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible.

L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d'une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d'une conscience livrée à la pure violence des sentiments.
 Très rare en ce qui me concerne, car je mets un point d'honneur à terminer les livres que je commence. Et j'aurais aimé finir "Trois femmes puissantes", mais péniblement arrivée au bout de la première des trois parties, j'ai décidé d'écourter mon supplice.



La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina Bivald

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

J'ai dans un premier temps était très attirée par le titre du roman, ensuite le résumé m'a interpellé en tant qu'accro aux livres, mais je n'ai pas accroché à cette histoire dont l'intrigue apparaît cousue de fil blanc dès le début. Mais, courageusement, j'ai tenté de braver mon ennui pour abandonner à la moitié, vaincue par un style plat et une narration d'une lenteur soporifique.

Les dames de nage de Bernard Giraudeau

Il y a eu Amélie, le premier amour, le premier corps, le premier continent.
Le souvenir dérive et s'embourbe, le goût de l'inconnu demeure : les visages croisés de port en port, entre Afrique et Chili, couleurs, parfums des corps frôlés. Quand il rentre à Paris, le marin amoureux des femmes repart aussitôt, assoiffé d'aventures, vers le monde tel qu'il le rêve.

"Mon amour est ce vent insoumis, cette profondeur marine, une algue au plus fort du courant."
 Je ne me suis jamais arrêtée aussi vite sur un livre... J'ai tenu jusqu'à la page 28 et ça été dur...

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson

Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et M
ao...




............ je suis en milieu de livre ........ je me traîne ...... je n'en peux plus ...... ! 

L'occupation des sols de Jean Echenoz

Sylvie a brûlé, avec ses meubles et ses photographies. Fabre, l'époux, peine à dire à son fils qui elle était. "Il s'épuisait à vouloir la décrire toujours plus exactement". "Ca ne se rend pas". Alors le dimanche, père et fils partent en pèlerinage du côté de la rue Dieu pour user leurs yeux à une représentation géante de Sylvie Fabre, peinte sur le flanc d'un immeuble, madone publicitaire en robe bleue vantant un parfum.
Le père s'agace contre le fils. "Regarde un peu ta mère, s'énervait Fabre que ce spectacle mettait en larmes, en rut, selon".
Le temps passe, les villes changent. L'un des immeubles jouxtant celui de la représentation maternelle est détruit. Un nouveau bâtiment le remplace. le square miteux que surplombe l'image unique n'échappe pas à la déréliction. "Son parfum levé par-dessus la charogne, Sylvie Fabre luttait cependant contre son effacement personnel, bravant l'érosion éolienne de toute la force de ses deux dimensions. Paul vit parfois d'un œil inquiet la pierre de taille chasser le bleu, surgir nue, craquant une maille du vêtement maternel ; quoique tout cela restât très progressif".
De cette déréliction du square inutile découle l'érection d'un nouvel immeuble, murant peu à peu Sylvie. Et la ferveur du fils pour la seule image maternelle va croissant.
Il va s'agir de sauver la Sylvie de pierre puisque la Sylvie de chair se consuma en son temps. Fabre loue un studio dans la nouvelle construction, plan en main. Derrière le mur, il le sait, il le croit, Sylvie irradie. "Selon ses calculs il dormait contre le sourire, suspendu à ses lèvres comme dans un hamac; à son fils il démontra cela sur plans".
Fabre, père et fils, vont gratter la paroi au risque de l'incendie."On gratte, on gratte et puis très vite on respire mal, on sue, il commence à faire terriblement chaud".

Je n'ai rien compris à ce livre, je ne sais pas où l’auteur a voulu nous emmener, mais je pense que cette nouvelle est beaucoup trop courte pour que l'on ait le temps de ressentir la moindre émotion...

Steve Jobs

Suggéré par le créateur d’Apple, qui fait face à une maladie redoutable, Steve Jobs,  à partir de plus de quarante entretiens menés sur plus de deux ans et d’interviews d’une centaine de membres de sa famille, amis, rivaux, concurrents et collègues, le livre retrace l’incroyable vie et l’extraordinaire personnalité d’un génie, perfectionniste et hyperactif, qui a révolutionné les ordinateurs, les films d’animation, la musique, les téléphones, les tablettes tactiles et l’édition numérique. Steve Jobs est désormais l’icône absolue de l’inventivité. Il a compris qu’associer la créativité à la technologie était devenu essentiel. Steve Jobs a bien sûr collaboré au livre mais n’a demandé aucun droit de regard sur ce qui est écrit, ni même de le lire avant la publication. Il n’a imposé aucune limite, au contraire, il a encouragé son entourage à parler librement. « Il y a beaucoup de choses dont je ne suis pas fier, dit-il, notamment la façon dont, à vingt-trois ans, j’ai géré la situation lorsque ma petite amie est tombée enceinte. Mais je n’ai pas de cadavres dans le placard que j’essaie de cacher. » C’est avec une extrême franchise que Steve Jobs parle des personnes avec qui il a travaillé ou été en concurrence. Il peut profondément exaspérer les gens autour de lui. Ses amis, ennemis et collègues évoquent sans langue de bois ses passions, ses démons, ses désirs, son intransigeance, et son obsession du contrôle qui ont forgé sa vision des affaires et les innovations qui en ont découlé. La personnalité de Steve Jobs et les produits qu’il crée sont étroitement liés, comme les différentes parties d’un système intégré – tous les produits Apple et ses logiciels participent de cette logique. Le parcours de Jobs est exemplaire, un modèle en terme d’innovation, de caractère, de direction d’entreprise et de valeurs.

Le contenu de l'ouvrage reste, à mon avis, destiné à des personnes s'intéressant à l'informatique. Personnellement, je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout. L'homme est décrit au début de sa vie comme tyrannique. Je pense donc pas qu'il puisse être un modèle car écraser les autres pour réussir, ce n'est pas ma philosophie.

Citation : "Les Hommes qui sont assez fous pour penser qu'ils changeront le monde, sont ceux qui le feront" Steve Jobs 

Extraits : " Les fous, les marginaux, les rebelles, les anticonformistes, les dissidents... Tous ceux qui voient les choses différemment, qui ne respectent pas les règles. Vous pouvez les admirer ou les désapprouver, les glorifier ou les dénigrer. Mais vous ne pouvez pas les ignorer. Car ils changent les choses. Ils inventent, ils imaginent, ils explorent. Ils créent, ils inspirent. Ils font avancer l'humanité. Là où certains ne voient que folie, nous voyons du génie. Car seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde y parviennent. [...] Think different.

L'orange amère de Didier Van Cauwelart

« la vie, c'est comme l'orange amère, elle n'est bonne à manger que si l'on en fait des confitures » écrit Didier van Cauwelaert, la vie est un peu à l'image du bigaradier qui n'offre toute sa saveur qu'aux connaisseurs, à ceux qui vont plus loin que son amertume première.
Jeanne est née dans le petit village de Chavignin au pied des montagnes, elle a 14 ans et deux pères. Son avenir peut être restreint à l'horizon de ce village ou s'ouvrir au monde et démultiplier les possibles; le monde plein de promesses de celui de celui de l'adolescence mais comment concrétiser ces promesses, cette virtualité d'un monde qui semble ouvert ?

Un livre qui ne restera pas dans mon souvenir. On peut très bien ne pas l'ouvrir, on n'y perdrait pas grand-chose. 

Apocalypse Bébé de Virginie Despentes



Valentine disparue... Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée... Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer, sur un ton tendre et puissant, le portrait d'une époque.


Je n'ai vu aucun intérêt à ce livre. Je le déconseille fortement.



Le cœur régulier d'Olivier Adam


Présentation de l'éditeur

" Vu de loin on ne voit rien ", disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là " si parfaite ". Le coeur en cavale, elle s'enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises. Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d'un certain Natsume. En revisitant les lieux d'élection de ce frère disparu, Sarah a l'espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c'est sa propre histoire qu'elle va redécouvrir, à ses risques et périls. Grâce à une écriture qui fait toute la place à la sensation, à l'impression, au paysage aussi bien intérieur qu'extérieur, Olivier Adam décrit les plus infimes mouvements du coeur et pose les grandes questions qui dérangent.


Je n'ai pas aimé cette histoire. Elle est fade, lente, et sans véritable nourriture pour le lecteur. D'aucun pourra se sentir touché et être sensible. Je peux comprendre cela, mais après?

"Je m'étais noyé tout court". Ainsi se termine le roman sans grande saveur à mon goût.


Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katerine Pancol





J'ai dévoré et adoré les crocodiles et les tortues, mais les écureuils m'ont déçue.

K. Pancol nous avait habitués à des personnages fouillés que l'on pouvait croiser au coin de notre rue ou dans lesquels ont pouvait se reconnaitre et qui par là-même étaient terriblement attachants. Mais là, la source est tarie. Joséphine n'en finit pas de se poser des questions et nous ennuie, et le trait est vraiment trop fort pour junior surdoué beaucoup trop doué de 3 ans. Ils ne sont plus que des caricatures d'eux-mêmes auxquelles ont ne peut plus croire.
Les derniers chapitres terminent l'histoire à la va vite comme si KP voulait vite lâcher ses personnages dont elle ne sait plus quoi faire elle aussi.

Impardonnable de Philippe Djian


Francis, écrivain, a perdu sa femme et l'une de ses deux filles, tuées sous yeux dans un accident d'automobile. Depuis il s'est remarié mais sa vie va se compliquer quand sa seconde fille va disparaître. Est-elle morte ou enlevée ? Sa femme s'éloigne de lui, accaparée par son métier d'agent immobilier, d'ailleurs peut-être a-t-elle un amant ? Pour la première interrogation il engage une détective, une ex du temps de son adolescence et pour la seconde, il demande au fils de la détective, adolescent à problèmes à peine sorti de prison de la filer. Comme toujours dans les romans de Djian, les hommes et les femmes ont toujours du mal à cohabiter et le sexe semble leur seul point d'accord, les ennuis des uns retombent toujours en cascade sur les autres et principalement sur le héros de l'histoire, qu'on imagine toujours être le double de l'auteur.


Je n'ai pas du tout été captivé par ce récit.

Les hommes viennent de Mars et les femmes viennent de Vénus de John Gray



Lourd, très lourd, à la limite de l'indigestion. Les mêmes conseils sont donnés tout au long de ce livre et ce, qu
elque soit les thèmes abordés.







Villa Amelia de Pascal Quignard




Je ne peux même pas vous en faire un résumer, je me suis ennuyée à en mourir à lire ce livre. Je ne sais pas où il voulait e
n venir, mais je vous le déconseille fortement.







Le Zahir de Paulo Coelho




Vivant égoïstement sa vie, son succès, Paulo va perdre la femme de sa vie.
Celle-ci va disparaitre du jour au lendemain, sans un mot, une explication. Il va croire, dans un premier temps, qu'elle a été enlevée par des terroristes, mais il va apprendre, par un intermédiaire nommé Mickaël, que la vérité est tout autre. S'il souhaite retrouver sa femme, il devra accomplir une vraie traversée du désert, au propre comme au figuré.


Très décevant ! On s'ennuie. A EVITER

L'inceste de Christine Angot



Passion homosexuelle, folie, inceste, tels sont les trois temps forts de ce livre. Ni roman, ni témoignage, ni confession, ce texte est le projet d'un auteur qui refuse toute idée de bienséance ou de pudeur. Christine Angot construit une prose faite de phrases brèves et de reprises obsédantes pour se dire avec rigueur dans les zones du vécu où l'identité à la fois vacille et se constitue.


L'auteur ne laisse aucune place au lecteur, il est difficile de s'y faire une place, de s'attacher aux personnages autres que le personnage principal. L'écriture est brute, spontanée, hésitante... elle est un signe de ses angoisses, de son mal être. Ses idées, ses obsessions vont dans tous les sens. C'est tout simplement le livre le plus difficile que j'ai lu. Pour une meilleure compréhension, il faudrait peut-être que je le relise mais je n'en ai pas envie.