Le père s'agace contre le fils. "Regarde un peu ta mère, s'énervait Fabre que ce spectacle mettait en larmes, en rut, selon".
Le temps passe, les villes changent. L'un des immeubles jouxtant celui de la représentation maternelle est détruit. Un nouveau bâtiment le remplace. le square miteux que surplombe l'image unique n'échappe pas à la déréliction. "Son parfum levé par-dessus la charogne, Sylvie Fabre luttait cependant contre son effacement personnel, bravant l'érosion éolienne de toute la force de ses deux dimensions. Paul vit parfois d'un œil inquiet la pierre de taille chasser le bleu, surgir nue, craquant une maille du vêtement maternel ; quoique tout cela restât très progressif".
De cette déréliction du square inutile découle l'érection d'un nouvel immeuble, murant peu à peu Sylvie. Et la ferveur du fils pour la seule image maternelle va croissant.
Il va s'agir de sauver la Sylvie de pierre puisque la Sylvie de chair se consuma en son temps. Fabre loue un studio dans la nouvelle construction, plan en main. Derrière le mur, il le sait, il le croit, Sylvie irradie. "Selon ses calculs il dormait contre le sourire, suspendu à ses lèvres comme dans un hamac; à son fils il démontra cela sur plans".
Fabre, père et fils, vont gratter la paroi au risque de l'incendie."On gratte, on gratte et puis très vite on respire mal, on sue, il commence à faire terriblement chaud".
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