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Les anges meurent de nos blessures de Yasmina Khadra

Il se faisait appeler Turambo, du nom du village misérable où il était né, dans l'Algérie des années 1920. Il avait pour lui sa candeur désarmante et un direct du gauche foudroyant. Il fréquenta le monde des Occidentaux, connut la gloire, l'argent et la fièvre des rings, pourtant aucun trophée ne faisait frémir son âme mieux que le regard d'une femme. De Nora à Louise, d'Aïda à Irène, il cherchait un sens à sa vie. Mais dans un monde où la cupidité et le prestige règnent en maîtres absolus, l'amour se met parfois en grand danger.

À travers une splendide évocation de l'Algérie de l'entre-deux-guerres, Yasmina Khadra met en scène, plus qu'une éducation sentimentale, le parcours obstiné – de l'ascension à la chute – d'un jeune prodige adulé par les foules, fidèle à ses principes, et qui ne souhaitait rien de plus, au fond, que maîtriser son destin.


Fresque romanesque dans l'Algérie coloniale ; c'est aussi un récit palpitant de l'ascension, puis la chute d'un jeune prodige de la boxe, Turambo, mais aussi le portrait de trois femmes, d'une ville et d'une société entière.

C'est aussi le récit de l'éducation sentimentale de « championTurambo » au coeur trop grand, bien plus à la recherche d'amour que de gloire.
Le roman balance, entre la dureté, la pureté, révélant les rêves et les tensions, l'obstination et la résignation, puis la rivalité entre les Arabes et les Berbères….. le poids de la culture européenne et bien évidemment le sort des femmes toujours d'actualité encore à nos jours !…….
Il n'y a pas qu'en Algérie que les jeunes espèrent s'en sortir avec le sport, pour oublier enfin la misère dans laquelle ils sont nés et découvrir un monde meilleur.
« Les Anges Meurent de nos Blessures » surprend son lecteur jusqu'à la fin. Un lyrisme qui le met K.-O

Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra


Présentation de l'éditeur

« Mon oncle me disait ; « Si une femme t aimait, et si tu avais la présence d esprit de mesurer l étendue de ce privilège, aucune divinité ne t arriverait à la cheville. » Oran retenait son souffle en ce printemps 1962. La guerre engageait ses dernières folies. Je cherchais Emilie. J avais peur pour elle. J avais besoin d elle. Je l aimais et je revenais le lui prouver. Je me sentais en mesure de braver les ouragans, les tonnerres, l ensemble des anathèmes et les misères du monde entier. » Yasmina Khadra nous offre ici un grand roman de l Algérie coloniale (entre 1936 et 1962) une Algérie torrentielle, passionnée et douloureuse et éclaire d un nouveau jour, dans une langue splendide et avec la générosité qu on lui connaît, la dislocation atroce de deux communautés amoureuses d un même pays.

Les mémoires de cet arabe vieillissant se souvenant de son enfance en Algérie séduit par le style simple mais élégant et la couleur des personnages le composant. Le livre donne une telle impression de réalité qu'on à peine à croire qu'il ne s'agisse pas d'une histoire vraie. Hélas, c'est le héros qui finit par corrompre l'ouvrage : rarement aura-t-on vu un caractère aussi passif. Il ne fait rien, n'entreprend rien, est incapable de rien. On se demande même comment il peut avoir des amis car il ne parle jamais, n'exprime aucune idée, n'a aucune volonté propre. Ce personnage vampirise le livre, finissant par nous donner une furieuse envie de le secouer dans tous les sens pour le voir prendre sa vie en main au lieu de rester bouche bée face à elle.

L'attentat de Yasmina Kadra




Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...

A lire absolument. Superbement écrit avec un français très riche et une vision différente du terrorisme.

Les hirondelles de Kaboul de Yasmina Kadra



Présentation de l'éditeur

Dans le Kaboul de l’an 2000, alors que les talibans font régner sur l’Afghanistan un régime atroce, quatre personnages inoubliables :
Il y a Mohsen, qui descend d’une famille de commerçants prospères que les talibans ont ruinée ; Zuneira, sa femme, sublimement belle, qui fut une enseignante brillante et qui n’a plus le droit de sortir de chez elle… Ils survivent dans des conditions morales et matérielles abominables, soutenus par l’amour qu’ils se portent et le respect qu’ils doivent à l’intelligence et à la connaissance.
Il y a aussi Atiq, qui a sincèrement adhéré à l’idéologie des talibans et qui tente d’assurer son service à la prison de Kaboul dans le respect de sa foi. Mais chaque jour est une épreuve terrible où tout ce qu’il voit et tout ce qu’on l’oblige à faire sont contraires à tout ce qu’il croit. Il y a enfin Mussarat, sa femme, qui se meurt de maladie et de désespoir.
Un geste atroce… et l’acte d’amour désespéré d’une de ces femmes qu’on appelle les « hirondelles de Kaboul ».
Désespéré, oisif, exténué, Mohsen erre dans Kaboul quand il est entouré par une foule qui s’apprête à lapider une femme adultère. Comme anesthésié par l’atmosphère hystérique qui le cerne, Mohsen va, lui aussi, balancer de toutes ses forces quelques pierres au visage de la femme enterrée jusqu’à la taille. Ce geste insensé va faire basculer le destin de tous les protagonistes dans la tragédie… jusqu’au sacrifice ultime – et vain – de Mussarat, cette femme qui donnera sa vie pour permettre à l’homme qu’elle aime de retrouver sa capacité d’aimer.

J'ai largement préféré les cerfs volants de Kaboul. Ce n'est ni le même auteur, ni le même thème, mais à cause du titre qui se ressemble je fais forcément un parallèle.